Thêmes abordés en séance

Le BURNOUT

Pour sortir d'une souffrance, il peut être bon de bien la comprendre d'abord... car c'est un message envoyé par notre pensée pour signaler qu'un déséquilibre s'est installé...

Le syndrome de l'épuisement professionnel (ou burnout) est désormais entré dans le langage courant et il semblerait que de plus en plus de professionnels connaissent, à un moment de leur carrière, au moins un épisode de burnout.

Stress, fatigue constante, sentiment d'être dépassé, angoisses liées au travail, dépression voire envies suicidaires sont les principaux signes du burnout. Il est difficile de le reconnaître car il apparaît insidieusement et on le banalise facilement.

Pourtant, c'est une source de souffrance majeure, qui a un impact sur la vie professionnelle autant que sur la vie personnelle et familiale.

Il est essentiel de repérer cette souffrance lorsqu'elle apparaît et de ne pas la laisser s'installer comme une situation "normale".

Dès lors que le burnout est là, on devient moins efficace, ce qui enclenche un cercle vicieux : je suis épuisé donc moins efficace, les tâches s'accumulent, je culpabilise mais je n'ai plus la force de surmonter donc je m'épuise, etc. Si la souffrance n'est pas exprimée ou pas entendue, on a souvent recours à l'arrêt maladie. Un soulagement au départ qui ne fait cependant pas disparaître les angoisses car le problème n'a pas été élaboré, reconnu.

Les personnes les plus sensibles à l'épuisement professionnel sont les personnes perfectionnistes et les personnes passionnées par leur travail.

L'épuisement professionnel est un signal d'insatisfaction : le plaisir que l'on avait à travailler, le sens qu'on y mettait disparaissent. L'esprit ne peut supporter d'accomplir quelque chose qui lui déplaît longtemps et sans espoir d'amélioration. Pas de solution miracle, chacun a sa propre solution : en parler, signaler, apprendre à lâcher-prise, recommencer...

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L'ANXIÉTÉ

 

L'anxiété est une émotion de peur liée à l'attente consciente ou non d'un danger ou d'un problème. C'est une réaction naturelle quoique désagréable. Elle peut devenir handicapante lorsque son apparition est trop fréquente, envahissante et incontrôlable.

Elle est à l'origine de plusieurs troubles : le TAG (trouble anxieux généralisé), la phobie, le TOC (trouble obsessionnel compulsif), le trouble panique et le syndrome de stress post-traumatique. Les études montrent que les femmes, les personnes «jeunes» (25-44 ans), les personnes sans emploi et les personnes célibataires ou divorcées sont généralement plus touchées que les autres. Le trouble anxieux peut être passager lorsqu'il est lié à un événement stressant ou chronique s'il dure 6 mois ou plus. Il peut être la source d'une réelle détresse et a généralement des retentissements sur le fonctionnement social, familial et professionnel.

 

De quoi avons-nous peur au fait ?

Instinctivement, de la mort et de ce qui peut la provoquer : les attaques (êtres vivants, éléments naturels) et les privations (eau, nourriture, sécurité, liens affectifs). Malgré l'évolution constante de nos conditions de vie et de nos capacités technologiques, la mort fait toujours peur : lorsque nous craignons le terrorisme, l'échec professionnel ou les virus, il s'agit toujours de cette même peur. La médecine et ses promesses ont remplacé les rituels ancestraux qui permettaient d'apprivoiser la mort.

 

Un caillou dans les rouages

Le trouble anxieux correspond à un dérèglement de ce mécanisme de la peur. Les scientifiques parlent alors d'une «peur sans objet», qui apparaît en dehors de toute menace. Cela pourrait correspondre à une répétition des situations de danger (attaques ou privations), associée à une inefficacité des réponses de notre entourage et/ou de nos réponses pour les éviter. Le mécanisme ne remplit plus son rôle initial  et reste « activé » en continu, soumettant le corps et l'esprit à un inconfort, voire à une réelle souffrance qu'il devient difficile d'apaiser.

Les chercheurs évoquent deux explications à l'origine de l'anxiété excessive : l'intolérance à l'incertitude et le dysfonctionnement de la régulation émotionnelle. L'anxieux excessif aurait du mal à supporter ce qu'il ne peut contrôler, il surestimerait l'utilité de l'inquiétude et aurait tendance à privilégier certains raisonnements négatifs plutôt que d'autres. Un autre modèle explique que l'anxieux excessif vivrait une expérience émotionnelle de forte intensité plutôt douloureusement, aurait une faible compréhension de ses propres émotions avec une inadaptation des stratégies pour les gérer.

Elle est liée à de nombreux autres troubles et notamment les troubles dépressifs, les troubles du sommeil, de l'alimentation, de l'humeur, du comportement (addictions), troubles musculaires, cardio-vasculaires, digestifs... et de nombreuses maladies dites psycho-somatiques (asthme, psoriasis, urticaire). Le trouble anxieux est parfois si ancien qu'il se confond avec la personnalité. Même si, consciemment, l'anxieux est capable de dire que sa réaction est exagérée ou inutile, la réaction anxieuse semble hors de son contrôle. Elle est cependant très liée à la perception que nous en avons.

 

Alors comment se soigner ?

Une des méthodes pour se soigner consisterait donc à apprendre à mieux reconnaître ses émotions pour mieux les gérer et mieux les accepter. Pour cela, il faut décortiquer les pensées, les émotions qui provoquent de l'anxiété pour découvrir d'où elles viennent, puis faire appel à nos propres ressources pour les accepter. Le sport, parce qu'il oxygène le cerveau et agit sur la nervosité, peut aider. La méditation et toutes les médecines dites douces, qui permettent de travailler sur le lâcher-prise, l'écoute de soi, peuvent aider également. Le psychologue peut vous accompagner dans ce processus de guérison, qui, même s'il peut sembler long et difficile, permet de trouver la sérénité.

 

 

 

 

 

LA DÉPRESSION

Le mécanisme de la dépression peut être comparé à une coupure de courant à l'intérieur d'une maison dont les plombs sauteraient trop souvent. C'est un mécanisme inconscient : il s'enclenche seul, sans que l'on puisse toujours identifier pourquoi ou comment. C'est une maladie : quelque chose ne fonctionne pas comme cela devrait fonctionner habituellement et c'est une source de souffrances.

 

Il est important de voir son apparition comme un signal utile, bien que douloureux, nous indiquant que quelque chose dans notre vie ne nous correspond pas. Car pour être heureux, il faut que nos besoins soient satisfaits, au moins certains besoins et au moins partiellement satisfaits. Voici un exemple des besoins humains :

J'entends souvent : « j'ai tout pour être heureux et pourtant je ne le suis pas ». Si nous sommes malheureux, c'est que l'un de nos besoins fondamentaux, voire plusieurs, ne sont pas satisfaits. L'aisance matérielle ou la richesse des liens affectifs ne suffisent pas en eux-mêmes au bonheur. Chaque personne a sa propre notion du bonheur. Il est primordial de faire la part des choses entre l'idée du bonheur et ce qui nous rend réellement heureux. Il peut s'agir de deux choses totalement différentes. C'est souvent ce décalage entre nos sensations / émotions et nos perceptions / raisonnements qui provoque un trouble dans l'esprit.

 

La dépression est une réaction à la frustration. Chaque action humaine est conditionnée par un besoin. Ce besoin produit de l'énergie  : la motivation. La motivation est la base de l'action qui permettra de satisfaire le besoin. Si le besoin est frustré, autrement dit si l'action n'a pas permis de satisfaire le besoin, l'énergie est comme coupée à la base pour limiter la frustration. C'est une sorte de bulle protectrice dans laquelle l'esprit s'enferme pour ne plus souffrir. Paradoxalement, la dépression est une souffrance, mais plus acceptable psychiquement que la frustration.

Comme l'anxiété, c'est une douleur tournée contre soi car les personnes anxieuses et/ou dépressives pensent inconsciemment qu'il est préférable d'être malheureux que de faire souffrir les autres. La culpabilité est aussi une composante importante de la dépression.

 

Il y a une part de prédisposition génétique dans la dépression  : les personnes ayant des membres de leur famille atteints de dépression ont davantage de risques d'être touchés par cette maladie. La dépression est également associée à un dérèglement neurophysiologique sans que l'on puisse dire s'il en est la cause ou la conséquence.

 

Notre éducation et le milieu dans lequel nous évoluons enfant est également déterminant  : la dépression touche davantage les personnes pessimistes, c'est à dire qui privilégient les raisonnements négatifs (avec des formules en «  ne..pas  ») et celles qui ont une faible estime d'elle-même, c'est à dire, qui ont souvent entendu «  tu n'es pas assez...  » ou «  tu es trop...  ».

 

L'objectif de la psychothérapie est d'abord de bien comprendre le trouble, au delà des données scientifiques, ensuite de mieux cerner ses besoins pour aligner émotions et perceptions et enfin d'adapter ses stratégies d'action. Je peux vous aider à cheminer vers l'apaisement, l'indulgence et le retour des envies !